• Podologie du Sport

    Le sport est de nos jours un phénomène de mode, voire même une alternative thérapeutique.

    On le préconise pour rester en forme, perdre du poids ou bien lutter contre le stress.

    Or, la pratique d’une activité sportive expose l’organisme, de par l’intensité et la répétition des mouvements, à des troubles musculo-squelettiques (muscles, ligaments, articulations).

    On conçoit alors aisément que toute hyper sollicitation peut entraîner des pathologies poussant le sportif à consulter.

    La podologie du sport joue un rôle primordial en agissant sur les différentes positions du pied afin de corriger les troubles morpho-statiques, améliorer le geste technique et prévenir les blessures.

     

    Le pied et le sport

     

    L’influence du sport
    Le pied ne s’adapte pas de la même manière selon le type de sport, qu’il soit unidirectionnel (course à pied) ou bien multidirectionnel (tennis).

     

    L’influence du terrain
    La qualité du terrain revêt une importance indéniable quant à l’attitude et aux mouvements du pied. Pelouse, synthétique, stabilisé, parquet, glace, boue, etc., les contraintes du pied dépendent grandement du terrain sur lequel le sport est pratiqué.

     

    Contraintes du pied

    Tout déséquilibre de la statique podale à forcément des répercutions pathologiques sur le sportif. On parle de déséquilibre quand le sujet va au-delà de ses limites physiologiques.

    Lors de la course, on observe trois phases : amortissement, équilibre et propulsion. Durant la phase d’équilibre, en appui monopodal, les contraintes en charge ne correspondent pas au poids du corps mais le dépassent de beaucoup.

    Pour supporter cet excès de charge, on observe plusieurs phénomènes :

    – Amortissement par le pied réalisé par le capiton plantaire, mais aussi par le talus qui va répartir les charges sur l’ensemble du pied

    – Flexion du genou

    – Configuration articulaires des joues de talus et des malléoles qui participent à la répartition des contraintes.

    – Si l’axe de l’arrière-pied est normal, les contraintes sont parfaitement absorbées

    – Si l’axe de l’arrière-pied est accentué en varus ou en valgus, ces contraintes deviennent inacceptables et le terrain est propice au développement de nombreuses pathologies ligamentaires et musculaires, mais aussi aux atteintes dégénératives ostéo-chondrales.

     

    La chaussure de sport

    Le mauvais « ami » du sportif est le concept « amortissement » qui est encore l’argument choc de vente des différentes compagnies.

    En effet, tout d’abord le matériau amortissant filtre les ondes de choc et non pas les forces.

    Ce matériau va répartir les forces et le nombre de vibrations pour augmenter le confort, or les vibrations sont essentielles pour la minéralisation de l’os.

    Il y a donc une norme d’ondes de choc à respecter :

    – Si trop d’amortissement, moins d’ondes de choc = déminéralisation de l’os.

    – Si trop d’ondes de choc, moins d’amortissement = tendinites, fractures de fatigue…

    D’autre part, l’amortissement entraîne obligatoirement une instabilité accentuant les troubles statiques, surtout si le pied n’est pas axé.

    La chaussure doit offrir aux pieds une bonne stabilité permettant à celui-ci de jouer son rôle naturel d’amortisseur, de stabilisateur et de propulseur.

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